365 jours.

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365 jours après.

Un an.

On se lève comme chaque matin, la vie a repris le dessus, les terrasses sont bondées, les sourires nombreux. Qu’importe la saison, que le ciel soit bleu ou gris, peu importe les nuages trop lourds à porter, on sourit. Mais bien qu’on souhaite le bonheur à nos vies, il y a ce petit truc qui fait qu’à l’instar de cette femme dans le rêve familier de Verlaine, on n’est ni tout à fait les mêmes ni tout à fait des autres. On avance et on tangue.

Le tout, c’est ce sentiment bizarre qui est ancré dans nos moeurs. Là où auparavant on sortait, on s’amusait, et on buvait des coups dans l’insouciance, aujourd’hui on se défie du regard, on scrute et on s’amuse en pensant à ce qui peut se passer dans le pire des scénarios. On vit le moment présent en pensant aux « si » qui mettraient Paris en bouteille.

Mais on reste persuadé d’une chose: si ce n’est chose faite, Paris se relèvera. Ça prendra le temps qu’il faudra. Mais elle y arrivera. Parce que la Ville Lumière ne peut s’éteindre. Alors comme avant, on essaye de (re)sortir, de s’amuser et de boire des coups.

En attentant on pense chaque jour aux 130 cœurs qui nous ont quittés et à qui on pense fort, à leurs familles, leurs amis et leurs amants, on pense à tous les blessés qui seront marqués à vie, à leurs familles, leurs amis et leurs amants, on pense à tous ceux qui leur ont porté secours, à tous les témoins de près ou de loin et à tous les p’tits parisiens qui ont vu leur ville s’écrouler.

On est là et on ne bougera pas. La peur enfouie, on s’aimera.

ONE LOVE.

Témoignages & texte: Louisa Marteau Rehaz & Amezienne Rehaz

Montage : Jeanne Seignol

Paris Mon Amour joliment écrit par Fantine & Simon

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