Alice Belaïdi : "C’est notre travail mais il ne faut pas se prendre trop au sérieux, on n'est pas en train de sauver des vies non plus."

Alice Belaïdi : "C’est notre travail mais il ne faut pas se prendre trop au sérieux, on n'est pas en train de sauver des vies non plus."

Paris 10ème - C'est chez Zazza, que nous avons rendez-vous avec la pétillante Alice Belaïdi. Cette véritable pile électrique que le grand public a découvert sur Canal Plus dans « Working Girls »  puis au grand écran dans « Les Kairas » ou encore « Radiostars », est d'une force admirable. Loin d’être une nouvelle venue puisque forte d’une carrière au théâtre, auréolée d’un Molière de la révélation de l’année en 2010, elle est en ce début d'année à l'affiche de deux succès « L’Ascension » et son million de spectateurs et le dernier film d’Audrey Dana « Si j’étais un homme ». C'est sûr, la jeune avignonnaise n'a pas dit son dernier mot. Le bon moment pour lever le voile sur son parcours et se serrer au plus près la réalité de cette comédienne au parcours atypique.

 Alice Belaïdi par Martin Lagardère pour Les P'tits Parisiens
Alice Belaïdi par Martin Lagardère pour Les P'tits Parisiens


Peux-tu tout d'abord te présenter? 

Alice Belaïdi, j’ai presque 30 ans. Je suis Avignonnaise et Parisienne depuis 10 ans. Je suis surtout une petite brune d'1 mètre 59.

Le grand public t'a surtout connu à travers la télévision et le cinéma mais tu as fait avant tout du théâtre. Comment as-tu atterri dedans ?

À Avignon se déroule le festival tous les ans. Forcément quand tu es Avignonnais tu ne peux qu'évoluer dans ce milieu, ne serait-ce qu'un mois par an. Et comme tous les adolescents, si tu veux gagner un peu d'argent l'été: tu tractes, tu colles , des affiches ou tu fais du babysitting pour les enfants des comédiens. Vu que nous ne partions pas forcément en vacances tous les étés, nos étés se résumaient un peu au festival. J'ai donc atterri dans le théâtre un peu comme ça et parce que j'ai des parents plutôt cultureux qui ont profité d'habiter cette ville pour me faire découvrir le théâtre. Je ne voulais pas en faire et je ne voulais pas être comédienne du tout.

Pourquoi un tel revirement par la suite?

Il y avait un ami de ma mère qui donnait des cours de djembe. J'adorais les percus, j'avais sept ans. Il y avait donc une journée d'inscription où tu allais donner ta cotisation pour l'année. Mais le jour de l'inscription n'était pas celui pour le djembe, il s'agissait du jour d'inscription pour le théâtre. Ma mère me demande "ça te dit?", en plus la professeure de théâtre avait l'air super sympa, j'ai donc accepté.

Le petit cours d'impro m'a vachement plu ! C'était un petit théâtre avignonnais, le Théâtre du Chêne Noir, situé Rue des roues, qui est une institution dans la ville. Mon père connaissait le directeur puisque étant maçon, il avait coulé la dalle de béton de ce lieu dans les années 1970. C'est comme ça que j'ai rencontré Gérard Gelas, le directeur, qui a un peu flashé sur moi. Il me trouvait rigolote pendant les spectacles de fin d'année. Il m'a toujours un peu chouchoutée. J'ai tout fait au Chêne Noir: je collais les timbres sur les enveloppes, je distribuais les plaquettes à l'entrée. Parfois, il y avait Jamel Debbouze qui venait ! C’était trop bien mais en même temps je ne me projetais pas du tout en tant qu'actrice. J'aimais juste travailler là dedans. Puis, le directeur m'a proposé un premier rôle "Mireille", j'étais jeune et nulle à l'école, je m'étais faite virée du lycée plusieurs fois jusqu'au moment où ils ont vraiment pu me virer. J’ai donc arrêté le lycée et j'ai pu faire les tournées avec Mireille et ça a eu du succès dans la région.

Il s'agit de ton premier spectacle où tu es sur scène, quel est ton contact avec le public à ce moment-là ?

Mireille c'était assez compliqué, j'ai vécu pour la première fois le racisme. Mireille est vraiment une institution. Frédéric Mistral a écrit ce conte provençal, qui peut être plus ou moins comparé à Roméo et Juliette de la Provence. Les associations provençales sont pour beaucoup affiliées à l'extrême droite, pas toutes mais beaucoup. Elles se sont liguées contre Gérard Gelas qui s'était emparé de cette pièce et qui a donné le rôle principal à une petite Arabe. On a même reçu des menaces de mort à l'époque. J'étais encore une gamine, j'avais 14-15 ans. Gérard qui était un anarchiste censuré par De Gaulle ne risquait pas de se laisser faire. Je pense que je suis rentrée dans ce métier un peu parce qu'il m'a toujours un peu convaincue même enfant à travers des messages importants. J’ai aussi des parents hippies qui nous ont donné des clefs pour penser. Ayant été confrontée au racisme très tôt, j'ai su que c'était le monsieur [Gérard Gelas] qu'il me fallait pour découvrir ce métier et encore aujourd'hui c'est un grand ami. Le rapport avec le public était compliqué mais le spectacle a été un succès, on a joué dans des endroits de dingue, c'est vraiment des souvenirs incroyables.

 Alice Belaïdi par Martin Lagardère pour Les P'tits Parisiens
Alice Belaïdi par Martin Lagardère pour Les P'tits Parisiens

Et cette confrontation directe avec le racisme t'a-t-elle donné envie de tout cartonner ou non?

Non pas vraiment à ce moment-là. Mais ça m'a permis d'entrer dans le monde des adultes. Quand je vois qu'aux Césars, deux actrices noires [Déborah Lukumuena et Maïmouna Doucouré] ont gagné une récompense et qu'il y a une France métissée, je me dis qu'il y a encore des combats à mener mais que les choses avancent. J'ai l'impression d'avoir fait du chemin entre moi qui débute avec Mireille en 2003 et moi aujourd'hui où j'ai une place qu'on ne m'enlèvera pas parce que je suis plus bronzée que d'autres. C'est un combat à mener, on se doit de le mener de la même façon qu'on se doit d'être féministe quand on est une femme, on se doit d'être féministe, enfin il me semble. J'ai mon père qui est algérien, on me le rappelle en permanence. Sans me justifier je dois donc aussi prendre partie pour des choses, pour des combats. Peut-être que oui, le fait d'être arrivée comme ça dans le théâtre avec Mireille, ça m'a mis une graine dans le cerveau et finalement tant mieux !

Le spectacle "Mireille" a ainsi été le point de départ. As-tu sérieusement pensé à être définitivement comédienne et peut-être même songer à la célébrité ? 

Non ! Ça a mis du temps pour que j'ose dire que je suis comédienne. Je crois que c'est à partir du Molière que j'ai joué pour la Compagnie Confidences. J'ai joué dans beaucoup de spectacles avant Confidences, rien qu'avec Gérard Gelas. J'ai joué aussi avec Philippe Avron. Malgré tous ces spectacles, je ne me sentais pas tellement crédible. Le Molière m'a permis de gagner en confiance et de me crédibiliser. Et dans ce métier on a toujours besoin de cette confiance. Un jour tu te retrouves aux Césars, c'est assez aléatoire et fou. T'es en up puis en down constamment. Mais au final, je me réveille et m'endors avec moi-même et je sais que la Alice de tous les jours n'a pas vraiment changé. Me retrouver face à Georges Clooney et que lui balancer "Nice to meet you Georges", c'est assez drôle. J'arrive à ce moment-là à sortir de mon corps et à me dire "genre toi la, t'es là !". Du coup, c’est peut-être pour ça que je le vis bien.

Durant la cérémonie des Césars, tous mes potes m'envoyaient des messages, des "t'es jolie" de mes copines évidemment mais il n'y avait pas de complaisance, c'est surtout des vannes, on prend les choses au millième de degrés. Je m'en suis rendue compte quand j'ai reçu ces textos de mes proches. Ils ont le recul sur ce genre de choses, ils ne sont pas en train d'en faire des tonnes. J'aime bien faire les choses sérieusement sans me prendre au sérieux parce que oui c'est important, c'est notre travail mais il ne faut pas se prendre trop au sérieux, tu n'es pas en train de sauver des vies non plus.  La vie c'est du théâtre, c'est du jeu.

Es-tu fière de ce que tu as accompli?

Parfois oui, je m'étonne quand je vois d'où je viens et où je suis maintenant avec mon petit 1 mètre 59 toute seule à Paris. Je crois que j'ai beaucoup de chance. Mes parents sont assez pragmatiques, issus d'un tout petit village. Il y avait une vieille dame un peu mystique, qui est venue au dessus de mon berceau et a dit "celle-là a une  bonne étoile" et mes parents ont toujours gardé ça en tête. Alors est-ce-qu'ils m'ont élevée avec cette idée et que du coup m'ont mis en tête que les choses allaient bien se passer ou est-ce-que cette vieille sorcière avait raison? En tout cas, je sens qu'il y a quelqu'un derrière mon épaule.

J'ai de la chance dans la vie même si je ne suis pas née dans une famille aisée. Mes parents ont sacrément galéré par rapport à d'autres mais pour moi, c'est aussi une chance. C'est pour ça qu'aujourd'hui je kiffe et que je relativise, même sur le matérialisme qui peut faire péter un boulard. Mes parents ne sont tellement pas matérialistes, c'est au-delà du réel. Ma mère était tellement à la mode en avance tellement vintage , mon père allait chez Emmaüs parce que déjà il n'avait pas de thunes.

Cette éducation t'a permis de garder les pieds sur terre.

Ils étaient écolo avant l'heure, ils passaient pour des fous à l'époque alors qu'ils avaient tellement raison. On espérait avec mes sœurs qu'ils prennent des vêtements de marque, et on s'est foutu la honte au collège car on avait les habits de marque assez nuls ! Ton vieux nouveau manteau... mais en même temps quelle chance et donc je m'en fous profondément du matériel. J'aime les sapes, les bijoux mais ça me fait rire, je ne travaille pas pour ça. Le shopping pour moi c'est une catastrophe. Je ne suis pas matérialiste, ils m'ont inculqué ça et c'est ce qui me protège du bling-bling. Gagner de l'argent ça me permet d'aller en voyage avec mon copain et donc d'avoir des souvenirs concrets qui vont rester en moi.

 Alice Belaïdi par Martin Lagardère pour Les P'tits Parisiens
Alice Belaïdi par Martin Lagardère pour Les P'tits Parisiens

Tu parlais du Molière et tu as l'air tellement détachée. C'est à partir de là que tu as réalisé que quelque chose changeait ? Oui car d'un coup, tu as un agent, tu passes des castings au cinéma. Puis, il y a un vrai changement dans ce métier quand il y a de la reconnaissance. Les gens s'intéressent à toi, tu deviens le centre d'attention, on te désire.

Tu as enchaîné avec le cinéma, c'était une suite logique ?

C'était fou qu'on me propose par exemple la série WorkinGirls. Tu sors d'un spectacle hyper dur où tu montres à tout le monde que tu sais pleurer et là, on te propose un truc où tu vas fumer des pétards avec des folles comme Blanche Gardin, Laurence Arné, Vanessa David qui sont devenues de grandes amies. C'est génial en fait car on ne me cantonne finalement pas au rôle de la rebeu de service. En plus je ne suis pas abonnée qu'au théâtre dramatique et intelligent, qui, pour moi, était en fait aurait dû être la suite logique. Maintenant les gens ne savent pas que je viens du théâtre, ils supposent que je suis une actrice de comédie, alors que la grande surprise dans ma vie c'est justement la comédie.

Comment as-tu vécu justement la transition du théâtre au cinéma au niveau du rythme de vie et de l'approche du travail? 

En fait ce n'est pas allé si vite. Les choses ont pris du temps entre les petits rôles à Avignon, ma venue sur Paname et j'ai quand même bien galérer, j'avais un mini appartement et des petits rôles et maintenant où on me propose des premiers rôles, des projets supers. Mais ça c'est cette année que ça arrive. Ce n'était pas le cas l'année dernière.Tout ça pour dire que vu que ça n'arrive pas d'un coup, ce n'est pas spécialement déstabilisant. Une chose est certaine: j'ai appris beaucoup de choses et je sais me protéger. Je suis moins dans le monde des Bisounours. Finalement c'est bien que ça m'arrive aujourd'hui car je suis préparée.

Tu es donc forcement associé à la comédie mais aimerais-tu sortir de ce registre?

Là on me propose un rôle d'une fille à l'opposé de ça: une fille un peu perdue, victime. Je reviens à mes premiers amours et ça, ça m'excite beaucoup. Ça me fait plaisir que des réalisateurs ont pu s'intéresser à d'autres choses chez moi.

Beaucoup vont découvrir ici que tu as commencé ta carrière au théâtre, tu envisages un retour les planches ?

J'ai un ami Laurent Vassilian qui a écrit une super pièce, il faut qu'on la monte ! J'ai peur car je crois que ce n'est pas comme le vélo, j'ai peur d'avoir oublié ce qu'était de jouer au théâtre.

Comment as-tu vécu le succès suite à la scène mythique dans Radiostars?

C'est assez fou car on m'en parle tout le temps. C'est ça le cinéma, il n'y a pas de recette. Tu arrives à la dernière minute sur le film de ton pote car une actrice a annulé. Tu es en maillot devant une équipe que tu ne connais pas, tu dois insulter la mère de tout le monde. Heureusement qu'il y avait Manu Payet qui est la bienveillance absolue et une équipe au top qui m'a tellement mise à l'aise que j'ai pu me lâcher à mort. J'ai le souvenir qu'ils ont été hyper "bon public" donc ça m'a permis de me lâcher. Après on m'a proposé un milliard de scènes dans "Radiostars", il a fallu que je fasse attention à ne pas aller exclusivement vers ce rôle. Ce film est génial, Romain Lévy a apporté quelque chose de nouveau qui a donné un second souffle aux comédies avec des bandes de potes.

Quelque chose a changé dans ta carrière ? 

Un peu, en fait y a un acteur qui m'avait dit que pendant les moments de promo,on a l'impression que tout change, que ca ne s'arrête plus. Puis quand tout ça passe, ça redescend instantanément. Tu as l'impression que tout est fini et qu'il n'y a plus rien qui marchera donc je prends du recul. Effectivement il y a l'engouement du moment avec "L'Ascension", mon prix à L'Alpe d'Huez et "Si j'étais un homme" qui ont eu du succès. Les réalisateurs voient que j'existe. Mais je sais que dans quelques temps, ça sera une autre et c'est le jeu. C'est très bien comme ça. Je sens de la bienveillance du métier et ça me fait plaisir. En tout cas j'essaie de me focaliser que là-dessus. Ça me touche.

 Alice Belaïdi par Martin Lagardère pour Les P'tits Parisiens
Alice Belaïdi par Martin Lagardère pour Les P'tits Parisiens

Il y a des acteurs qui t'ont inspirée ? 

Il y en a qui m'ont fait surkiffée quand j'ai tourné avec eux, type Pio Marmaï. C'est comme si pour les amateurs de voiture, tu prends la plus grande voiture de course ! J'ai aussi ressenti ça avec Romain Duris où là j'étais une groupie au fond de moi.

Comment choisis-tu les films ? Il y a des rôles en particulier que tu aurais aimé avoir? 

À la lecture du scénario avec mon agent. Je ne suis fermée à rien. Je refuse beaucoup et forcément je me trompe souvent. Et a contrario, j'ai parfois des coups de cœur sur la filmographie du réalisateur ou le scénario et le résultat n'est pas génial. Pour les rôles, je sais maintenant comme ça se passe. Il y a pleins de rôles que j'aurais kiffé faire mais je suis en train d'écrire un film avec Nadia Lakhdar depuis un moment maintenant. Je vois bien que parfois on pense à une comédienne à un instant T puis finalement elle ne correspond plus quelques temps après. J'ai aussi eu la chance d'être derrière avec Audrey Dana et voir les castings et de me rendre compte qu'un casting ça ne tient à rien. Un casting que je vais réussir aujourd'hui parce qu'on voit ma tête partout et sur lequel je vais donc pouvoir faire de la promo, sera peut être mieux réussi par une actrice moins connue mais donc moins bankable. Il faut toujours avoir ça en tête.

Parle nous du film L'Ascension de Ludovic Bernard dans lequel tu joues aux côtés d'Ahmed Sylla.

Pour le coup, dès le départ, je me suis dis "quel trip canon". On s'est battus avec Ludovic Bernard, on a d'abord fait un court métrage. Personne ne voulait financer le film. Lui, c'est un grand premier assistant du cinéma, il est beaucoup aimé des techniciens et donc il a réussi à avoir une super équipe pour le court métrage. On a tous travaillé gratuitement car on y croyait et on a eu raison. J'ai une agent au top qui ne me pousse jamais à faire les choses. Je reçois plein de projets géniaux et je dois faire des choix . C'est trop bien mais j'appelle ça les problèmes de riches ! Je lis, je rencontre du monde, et j'adore cette partie là.

Peux-tu nous parler de ton dernier film "Si j'étais un homme" d'Audrey Dana ? Comment as-tu vécu ce rôle ?

C'est l'histoire de Jeanne jouée par Audrey Dana, femme victime dépassée par sa vie, par les mecs. Un matin elle se réveille et elle a un sexe masculin entre les jambes et ça va changer sa vie. Christian Clavier interprète son gynéco et moi je joue sa meilleure amie Marcelle, sa voisine de palier.

À la base elle a écrit ce rôle pour moi, elle m'a mis en scène dans Sous les jupes des filles mais on a tourné aucune scène ensemble. On a vite capté que ça pouvait le faire. Toutes les deux, on a un peu le même parcours. On vient du théâtre. Puis elle a eu l'idée de ce second film et avec le rôle de la meilleure copine pour moi. Elle écrit le film en pensant à moi et dès que l'écriture est terminée, elle m'appelle et me dit « écoute Alice c'est tellement toi le personnage que ça ne va pas être toi, j'ai envie de le donner à une actrice en contre-emploi pour détonner un peu ». Je suis donc hyper déçue mais je comprends, c'est le jeu d'écriture. Je lui ai dit "pas de soucis" puis le temps passe et elle me rappelle «En fait c'est toi ! Je n'ai presque pas osé te rappeler. Je me sens bête c'est tellement toi ». J'ai eu peur qu'elle regrette mais je sais qu'elle non au final et qu'elle a bien fait de suivre son instinct de départ.

Tu es une Parisienne d'adoption, que représente cette ville pour toi ?

Aujourd'hui au bout de 10 ans, j'avoue que la pollution m'étouffe un peu. J'ai 30 ans, je sors vachement moins, je suis beaucoup plus sur Netflix et je fais mon petit jardinage dans mon appartement. En fait mon rêve, ça serait d'avoir un petit pied à terre ici pour travailler et pouvoir vivre à la campagne. Avoir un jardin, des animaux, un potager. Mais bon, ça fait dix ans que je suis ici, tous mes amis sont là. Je ne me vois pas revenir à Avignon. Quand t'es du Sud, venir sur Paris, c'est l'eldorado. J'avais eu le courage d'y aller, c'était ma fierté. Mais maintenant que j'ai un peu désacralisé la ville; je me verrais bien respirer l'air de la campagne. En revanche Paris m'impressionne toujours autant: les lumières, les ponts, d'une rue à l'autre, c'est tellement beau. Puis j'ai la chance de partager ma vie avec un fils de chauffeur de taxi. Il connait la ville comme sa poche toutes les rues, les raccourcis. Il m'a fait découvrir le Paris que je ne connaissais pas du tout.

Tu as un endroit à nous conseiller pour dîner et boire un verre sur Paris?

Alors pour dîner Le Noun dans le 18ème, c'est top avec une très bonne carte de vins naturels. Pour boire, je dirais le Zazza c'est nouveau dans le 10ème, c'est cosy on y est vraiment bien.

Propos recueillis par Louisa Marteau Rehaz et Marvin Jouglineu

Photos pour Les P'tits Parisiens, par le top Martin Lagardère. Ses photos ici

Retrouvez Alice Belaïdi sur les grands écrans avec l'Ascension de Ludovic Bernard et Si j'étais un homme d'Audrey Dana.

 

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